KILIM TURC ANCIEN « ADENA »
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TAPIS KILIM TURC ANCIEN « ADENA »

X

 

 

Disponibilité Vendu
Taille
X
Époque
Chaîne et Trame

Densité de noeuds
Épaisseur

État

Fabrication

Origine

Teintures

Velours

Couleur

,

Référence

TAC5061

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Description

Terminé il y a environ 70 ans, c’est un kilim turc de la ville d’Adana dans le sud de la Turquie. Woven Hand et à la main avec de la teinture naturelle des extraits de racines. Il est dans un état impeccable et a vu aucune réparation

Le kilim, également orthographié klim ou kélim (mot d’origine turque), est un tapis dépourvu de velours car il est brodé au lieu d’être noué. Le kilim est fabriqué dans diverses villes d’Anatolie et d’Iran (particulièrement Sanandaj).

Son nom, qui provient du persan gelim, sert à désigner un tapis de laine à point plat qu’on trouve principalement au Proche Orient, dans le Caucase ainsi qu’en Asie centrale et qui a vu le jour il y a près de 10 000 ans comme l’attestent de nombreux vestiges. Ils peuvent également être en coton ou en poil de chèvre.

Jusqu’à une époque très récente, les kilims n’étaient pas confectionnés dans un but commercial et conservaient donc leur authenticité. Ils représentent à la fois la mémoire et l’identité des peuples sédentaires, nomades et semi-nomades qui les tissent. Chaque tribu et chaque village possède son propre style : couleurs chatoyantes ou sobres, décors complexes ou épurés suivant les régions. Leurs motifs constituent une forme d’écriture symbolique héritée des anciennes croyances chamanistes.

Les motifs du tapis sont géométriques, les tons sont ethniques et la texture est fine. Leur rendu est plus souple et plus léger.

À l’origine, le kilim servait de couverture et à protéger le sol des mosquées et des yourtes. De nos jours, on peut l’utiliser par terre, sur les murs, en jeté de canapé, en tête de lit ou en rideaux.

Un archéologue britannique, James Melaart, a exhumé à Çatal Hüyük, site néolithique des environs de Konya, des fresques présentant des similitudes frappantes avec les kilims d’Anatolie centrale. Selon lui, cet art remonterait au début de la domestication du mouton, c’est-à-dire à peu près 8000 ans avant l’ère chrétienne. D’autres archéologues, comme Elizabeth Wayland Barber, pensent que la laine n’est devenue propre au tissage qu’à partir du quatrième millénaire. Les motifs que l’on trouve sur les kilims auraient été inspirés des décors de poterie ou de vannerie comme le suggère Càthryn M. Cootner dans l’un de ses ouvrages.

C’est le support textile qui a assuré la meilleure permanence à cette iconographie puisqu’on la retrouve encore de nos jours sur les productions artisanales des peuples tisserands. Les thèmes sont parvenus jusqu’à l’époque contemporaine et avec eux un peu de leurs aspirations, de leurs craintes et de leurs croyances.

Ce patrimoine de motifs couvre une région qui s’étend des Balkans à la Chine. Il semble que le berceau de cet art se situe en Mésopotamie et qu’il ait rayonné vers les oasis de l’Asie centrale et orientale par le biais du nomadisme pastoral, mode de vie apparu au troisième millénaire entre le Tigre et l’Euphrate pour répondre à un besoin croissant en viande et en laine qui oblige les éleveurs à se déplacer sans cesse à la recherche de nouveaux pâturages. Le public occidental n’a découvert que récemment cette forme de tissage même si certains amateurs avaient su en apprécier les qualités artistiques. C’est justement cet engouement tardif qui, en préservant le kilim de toute influence commerciale, lui a permis de garder son authenticité. Les techniques, tant du filage de la laine, du tissage proprement dit que de la confection des teintures sont restées les mêmes pendant des millénaires.

La trame est visible et constitue le velours. Les kilims sont donc uniquement faits de fil de chaîne et de fil de trame (voir fabrication d’un tapis persan). Deux fils forment la trame : le premier est utilisé pour le décor du tapis et le second est destiné à consolider le tapis. Le fil servant au décor est enroulé au point de chaînette autour de deux fils de chaîne. Le dessin du kilim, de par sa méthode de fabrication, est plus rudimentaire que sur les tapis noués.

Bien que fabriqué sans velours, le kilim est très résistant du fait de la double trame qui donne un tissage serré. Il n’a cependant que peu d’adhérence au sol

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